7 idées reçues sur la course à pied

by Cyrille on 29/02/2012

Depuis que je cours, j’ai vu quelques certitudes sur la course à pied s’effondrer. C’est fou ce qu’on croit savoir quand on ne court pas! Avez-vous remarqué à quel point tout le monde à un conseil à vous donner sur le sujet ? Bien souvent, ces idées reçues ne passent pas l’épreuve des faits.

1 – Il ne faut jamais s’arrêter pendant un entraînement
Quand on commence à courir, il est au contraire conseillé d’alterner course lente et marche. Ça ne diminue en rien l’efficacité des efforts, c’est un bon moyen pour habituer son corps sans se dégoûter!

2 – Il faut souffrir pour que ce soit profitable
Il me semble que l’idée est plutôt de prendre du plaisir et d’avoir envie de recommencer la prochaine fois. Bien sûr, parfois c’est difficile (intervalles, entraînements en côtes, etc.), mais ce n’est pas un but en soi.

3 – Il faut toujours faire plus que la séance précédente
Plus vite, plus loin, plus longtemps : oui, mais sur le long terme, pas à la prochaine sortie. Il est nécessaire de respecter une progression régulière et d’y aller avec son corps. Ajoutez plutôt une troisième ou quatrième séance à votre semaine plutôt que d’augmenter le kilométrage des sorties déjà prévues.

4 – Une sortie doit toujours finir par un sprint.
J’en étais persuadé… hé bien non, c’est faux. Il est bien meilleur, et de loin (!) de terminer par dix minutes de retour au calme. La récupération sera meilleure et le prochain entraînement commencera mieux.

5 – Courir couvert pour transpirer un max et perdre du poids
Attention, c’est un piège ! En fait on perd du poids pendant un entraînement ou une course à cause de la perte hydrique. L’utilisation du glycogène par les muscles nécessite beaucoup d’eau, ce qui fait que la masse du coureur (et de la coureuse aussi!) diminue. Sur un marathon je peux perdre jusqu’à 3kg. Mais ces kilos sont repris aussitôt après et c’est tant mieux ! On en a besoin.

6 – Il faut inspirer longuement en courant
De mon expérience, ça ne sert pas à grand-chose… l’inspiration est un réflexe de toute façon.
C’est plutôt l’expiration sur laquelle l’attention doit porter pour sortir tout ce CO2 produit par l’effort.

7 – Puisque je cours, je peux manger n’importe quoi
Pas sûr ! C’est d’ailleurs un des bienfaits collatéraux de la course à pied : plus on s’entraîne, plus on fait attention à ce qu’on donne à son corps pour que la « machine » fonctionne correctement.

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  • j’ai déjà hâte de lire le prochain…. j’aimerais en savoir plus sur l’alimentation si c’est possible… des références etc…

    • Déjà ? Mais celui ci vient juste de paraître ?!! :)  Que vais-je bien pouvoir trouver pour demain ??  Hahaha ! lol
      Merci pour le commentaire, ça fait bien plaisir. À tout bientôt.

    • Nancy : j’ai pensé à un super site qui pourrait peut-être répondre à tes questions sur l’alimentation. Il s’agit de Volodalen.com, et plus particulièrement : 
      http://www.volodalen.com/21dietetique/dietetique.htm
      C’est un site ultra-spécialisé sur la course à pied (très technique), mais qui peut le plus, peu le moins, right ?! Bonne lecture

  • Salah Chtioui

    J’étais sur que faire un finish en vitesse m’aiderai à affronter une prochaine compétition… 

  • Salah Chtioui

    Je tacherai de ralentir la prochaine fois… :P 

    Merci Runner

    • Ne ralentis surtout pas Salah! Un petit sprint c’est bien… mais ça n’empêche pas de finir la séance en petit footing. Un retour au calme qui permet au corps de comprendre ce qui se passe et d’intégrer la fin de la séance en évacuant l’acide lactique accumulé (en as-tu toi, de l’acide lactique dans les jambes :) 
      J’avais vu Jacqueline Garreau finir le demi-marathon de Granby et repartir tranquillement dans l’autre sens au petit trot. On se sent tellement mieux le lendemain quand on prend ces quelques minutes de « cool down ».

      • Salah Chtioui

        Merci Cyrille…

        J’ai les jambes tellement petites que il y a bien des choses qui me manquent dessus … 

        HAHAHA … 

        Hâte de lire le prochain courrier. 

  • Mimi

    Merci Cyrille, super billet. Excellents conseils ! J’aime le point no.2. Bien que la petite souffrance soit « agréable », il faut avoir du plaisir dans le fait de courir, tout simplement. Quand on court avec bonheur et qu’on a du plaisir lors de nos sorties, je trouve que ça rend les courses moins réussies, un peu moins déprimantes. Pour moi, courir c’est un ensemble de petites choses qui me font courir le sourire aux lèvres. Quand mes courses ne deviendront que souffrance, j’accrocherai mes godasses…

    : O ))

    • Comme tu dis Mimi : « Courir le sourire aux lèvres », c’est le secret ! Quand je cours sur la route 139 qui mène aux États-Unis, il me semble que je souris à toutes les autos que je croise … Un peu d’endorphine, avec la dopamine ?! Woohoo!!

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