Alcool et course à pied, à quoi s’attendre ?

by Cyrille on 25/06/2012

Ceux qui me connaissent savent que je ne bois pas d’alcool. Et ceux qui me connaissent un peu plus savent que ça m’arrive quand même de temps en temps, pour fêter un événement, pour des retrouvailles aussi :)

Alcool et course à pied ? Je ne m’étais jamais vraiment posé la question. Il me semblait bien que ça ne faisait pas bon ménage, sans savoir trop pourquoi.

L’alcool est diurétique, c’est-à-dire qu’il stimule la sécrétion de l’urine. Après un entraînement, la réhydratation est importante. En effet, pendant l’effort une partie de l’eau du sang a été détournée pour être éliminée sous forme de sueur. L’eau perdue doit être remplacée.

Or, la présence d’alcool empêche la production d’une hormone (la vasopressine) qui a pour rôle de commander aux reins de retenir l’eau dans l’organisme.

Conséquence directe, la quantité d’urines émises est plus importante, accentuant encore davantage la déshydratation de l’effort. Pas le fun pour le coureur!

Autres effets « moyennement sympas » pour nous, coureurs :

L’alcool «vasodilate» : la dilatation normale des vaisseaux cutanés permet
de transférer la chaleur de l’exercice vers l’extérieur, donc de lutter contre
le risque d’hyperthermie. L’alcool perturbe gravement cette régulation.

L’oxydation de l’alcool libère 7 kcal/g. Cette énergie est non récupérable pour
l’exercice et produit de la chaleur s’ajoutant à celle de l’effort.

Le foie n’apprécie pas l’alcool, qui surcharge et perturbe ses fonctions
métaboliques alors que celles-ci sont fortement sollicitées pendant l’exercice
de longue durée (formation de glucose, détoxication).

Bon, voilà, c’est dit ;)
Donc pas d’alcool à l’entraînement (ben là…) et mollo sur l’alcool après un effort.
Cela dit, il ne s’agit pas de s’empêcher de prendre quelques verres de temps en temps, il y a des occasions qui ne se refusent vraiment pas, mais plutôt de penser à boire aussi quelques verres d’eau :)

Pour les Québécois, bonne récupération de la St-Jean !
Pour les Belges, les Français et les Suisses : vous êtes prévenus avant vos fêtes nationales !! ;)

Cet article paraît également sur le site kmvert.com

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  • Francois

    Dire que dans les années 80 après le marathon de Montréal,  je récupère près du camion Molson… Faut dire que j’étais plus jeune et plus fou.

    • Mais non François! Pas moins fou… Est ce que comme moi tu cours par -20 degrés en février ?… Right, c’est bien ce que je disais. Elle est pas loin la folie :) L’âge ne change rien.

  • Johann

    Oui mais une bonne bière après une semi-marathon, hein ;-)

    • Of course :) Après une course c’est bon ! … mais seulement si tu fais un nouveau record, ok ;)

  • Boutchfred2

    Ça explique tout………avoir su

  • Je suis plutôt pour pas de trop de modération mais au bon moment. Il suffit de choisir nos moments, ceux qui comptent et ceux qui se partagent dans le bonheur, non ? Parce que sinon, je rentre chez les nones ! :)

  • Cyndie

    Excellent! Alors j’en imprime quelques copies et je les colle partout dans la maison. Peut-être que mon chum va me croire quand je lui dis que leurS p’titeS bièreS après le hockey et entre les games ça ne fit pas ben ben.

  • Michel Caron

    I drink to that ;-)

  • Sébastien BÊME

    Bonjour

    On pourrait également ajouter la baisse de l’oxygénation du cerveau comme ‘bienfait’ de l’alcool. Pour le sport c’est pas bon du tout (baisse des traitements d’information en provenance des muscles).

    • Merci pour l’info, c’est sympa :) 

  • Merci pour cette analyse qui me fait prendre conscience des mefaits de l’alcool pour nous les runners !!!

    • Bienvenue !! On le savait un peu quand même…, mais là, c’est pour vrai ;) À la tienne !

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