Courir aux sensations, le fartlek

by Cyrille on 24/10/2012

Ça fait un petit moment que je ne suis plus de plan d’entrainement. Ça a ses avantages ! On y va au feeling. J’aime ça :)

Je fais donc des sorties au gré des opportunités : courir avec tel ou telle, rejoindre un groupe, « Tiens ? Il fait beau ! Let’s go !! ». D’ailleurs il fait beau, on devrait tous y aller !

Mais à l’entrainement, j’ai toujours du mal à courir à un rythme régulier.
Un coureur d’expérience m’a dit un jour que si on habitue son corps à courir longtemps tranquillement… on pourra courir longtemps, mais toujours tranquillement. C’est peut-être pour ça que j’aime « provoquer» un peu ce corps-là, lui donner des petits chocs, l’empêcher de s’assoupir, … l’aider à se renforcer finalement.

Il faut donc que je fasse des accélérations. Tous les prétextes sont bons : à chaque auto que je croise j’accélère (et si c’est un pick-up je vais un cran plus vite!), ou jusqu’à la prochaine boite aux lettres, ou s’il y a une côte (j’ai toujours pensé que les côtes étaient là exprès pour nous permettre de pousser !), ou entre deux poteaux électriques, etc.
Les possibilités pour casser la monotonie sont infinies ! C’est un jeu que j’aime bien, ça rend les sorties agréables, ça s’appelle le fartlek.

Et le fartlek a 100 ans ! J’ai lu ça dans Runners.fr
Bonne fête fartlek ! :)

« FARTLEK : mot suédois signifiant « jeu d’allures », il désigne une méthode d’entraînement mise en place en Suède par Gösta Holmer, médaillé olympique aux Jeux de 1912. Désormais utilisé par de nombreux runners, le fartlek s’articule autour de changements de rythmes et selon les sensations du coureur. »

« Concrètement : le coureur entame une séance de fartlek après vingt minutes d’échauffement à une allure confortable (endurance). Il alterne ensuite durant environ 30minutes les phases d’accélérations et de récupération active. »

Rapide survol des avantages du fartlek :

  • Il peut donc se pratiquer n’importe où
  • Le coureur est libre d’accélérer/ralentir quand il le souhaite, la lassitude est plus rare qu’un travail sur piste
  • Le coureur s’écoute, sans se fier à des allures imposées.
  • Le coureur améliore sa performance sur des configurations de course imposant de nombreux changements de rythme (cross, trails,etc.).
  • Méthode d’entraînement basée sur l’écoute de soi, donc particulièrement intéressante en reprise d’entraînement après une coupure ou une blessure.
  • Il est possible de construire des types de séance à l’infini.
  • J’en rajoute une : c’est le fun, on s’amuse !

Quelques conseils pour que la séance se passe bien.

  • S’échauffer longuement, ne jamais commencer à enchaîner les accélérations sans avoir suffisamment préparé son organisme.
  • Se fixer les modalités de chaque séance en nature en fonction des objectifs de préparation.
  • Pratiquer le fartlek sur des sols et des mouvements de terrain en rapport avec la compétition à venir.
  • Dans tous les cas, le travail en nature impose une bonne connaissance de soi ainsi qu’une vraie capacité à gérer ses efforts.

Et aussi, le meilleur à mon avis :

  • Communier avec
 son environnement

« Le fartlek offre un vrai dépaysement sensoriel. Il est donc impératif de profiter des entraînements en nature pour partir à la découverte des nouveaux horizons. En forêt, en ville, au bord de l’eau : peu d’endroits ne se prêtent pas à la pratique du fartlek. »

Sources :
http://runners.fr/fartlek-avantages-et-inconvenients/
http://runners.fr/entrainement-en-fartlek-vivez-des-emotions-fortes/

Convaincu ? Moi oui, j’aime. Beaucoup.
En plus il fait beau…
Let’s go les runnings :)

Vous avez aimé ? Ne manquez pas le prochain …

Laissez votre adresse pour le recevoir directement par courriel. Vous pouvez vous désabonner en un seul clic.

  • Daniel

    Malade aujourd’hui…. Je fais donc du fartlek, écoute mon corps et ne cours pas :( 

    À tous les chanceux qui peuvent, vous devriez en profiter! Moi j’attend que la fièvre disparaisse et hop!

    • :) Belle façon de continuer à s’entraîner !
      Bon courage Daniel… c’est sûr que dans ce cas là, il faut se reposer.

  • Morinmi

    FARTLEK = Jeux de vitesse en terrains variés ; synonyme de liberté extrême au niveau de l’intensité et de choix sur quels reliefs parcourir nos nombreux kilomètres.  Type d’entraînements d’intensité souhaité à inscrire dans une prescription d’entrainement dans des périodisations de remise en forme et à des moments très précis dans des transitions pendants d’autres périodisations.  Très agréable à exercer

    • Est ce que je lis l’avis d’un coach à travers les lignes ?? Ça y ressemble en tout cas… Mike ? C’est toi ??

  • Pelletier Se

    Je le pratique régulièrement et cela n’empêche pas d’avancé même des champions Olympiques l’ont fait

  • Pelletier Se

    Cela n^’empêche pas d’être discipliné.

    • Exact!! Merci pour le mot.

  • Francois

    Je vais en faire apres mon mois de repos actif qui va suivre mon dernier marathon de l’annee le 4novembre prochain. C’est ce que j’ai fait l’annee derniere avant la reprise des intervalles.

    • Bonne chance pour ton dernier marathon de la saison !… Effectivement pour reprendre en douceur avant un programme plus structuré, le fartlek c’est pas mal !

Previous post:

Next post: