Je cours peu ces temps-ci, et jamais avec la montre. Je l’ai fait beaucoup pour préparer mes courses du printemps, les yeux rivés sur le plan d’entraînement, sur le chrono, sur les secondes des intervalles. L’été est arrivé, je cours plus “cool”, pas vraiment régulièrement, j’essaie de faire plus de vélo.
Quand je cours, c’est aux sensations. Est-ce qu’on s’entraîne aussi en courant sans montre ? Yes! En étant capable de repérer ses propres allures (train de récupération, footing, effort au seuil et sprint long), on peut varier les plaisirs à l’infini à travers des séances fartlek qui favorisent les variations de tempo.
C’est tout bénéfice pour le coureur et on apprend à mieux se connaître, à s’écouter, à récupérer et à pousser … un peu plus fort que si on suivait un plan quelquefois.
Il ne faut pas minimiser ce plaisir de courir au feeling. On arrive même parfois comme ça à se mettre dans un état second. Ça m’est arrivé récemment au milieu de nulle part, perdu sur un chemin de terre, sous la pluie… Pendant un moment (combien ?), j’ai complètement oublié que je courais, j’étais ailleurs !
Comme l’écrit Pascal Silvestre dans Runners.fr ”Un runner qui court aux sensations sera (beaucoup) plus performant et/ou cohérent dans tous les autres aspects de son existence. [...] Car un runner, chacun en conviendra, ne se résume pas aux quelques dizaines de minutes passées à courir. Un runner dort, mange, boit, aime, déteste, s’énerve, s’ennuie, s’enthousiasme…”
C’est aussi ça courir aux sensations, et on aime ça ! :)
Le texte dans Runners.fr : http://runners.fr/
Vous avez aimé ? Ne manquez pas le prochain article …
Laissez votre adresse pour le recevoir directement par courriel. Vous pouvez vous désabonner en un seul clic.
