Faut-il un coach pour progresser ?

by Cyrille on 23/10/2012

La saison n’est pas finie, qu’on commence déjà à penser à la prochaine. C’est dans notre nature de coureur, n’est-ce pas ?
On regarde devant, loin devant ! :)

Chaque nouvelle saison amène son lot de nouveaux objectifs. Dans mon cas j’ai 7 « petites » minutes à retrancher de mon temps au marathon pour passer de l’autre côté du mur magique des 3h. Enfin, quand je dis « petites » c’est vraiment une façon de parler, parce qu’elles me paraissent énormes ces minutes-là. 7’ x 60’’ = 420 secondes, ce qui représente exactement 10 secondes de moins par kilomètre sur 42 km. C’est un chiffre rond, ça doit être un signe du destin! On se motive comme on peut, mais je crois que ça prendra plus qu’un signe pour y arriver !

Question : Comment faire ?
Réponse : Un coach !!

Bien que le terme soit un peu galvaudé ces temps-ci (on trouve des coaches pour tout et n’importe quoi), il reste qu’un coach en course à pied fait toute la différence. J’en ai fait l’heureuse expérience il y a deux ans, avec mon ami Bruno Commier (merci Bruno !). Grâce à ses conseils et à son accompagnement, j’ai pu boucler les 42,2 km en 3h17’ au lieu de 3h50’.

C’est vrai que le 3h50’ était en hiver, un peu dans la slush (Winterman à Ottawa), et que le 3h17’ était au printemps avec une parfaite température. Mais quand même, la collaboration a été vraiment fructueuse.

Je manquais de temps pour m’entrainer cette année-là, je voulais un entrainement efficace pour le temps que je pouvais y mettre, je me suis offert le service et je ne l’ai pas regretté.

Pensez-y pour la prochaine saison, commencez tôt, donnez-vous le temps. Je crois avoir rencontré celui qui m’aidera en 2013… On commence bientôt ! Je suis tout excité !!

Alors si ça peut éclairer quelqu’un, voici ce que je retiens de mon expérience avec un coach :

  • L’entrainement personnalisé est efficace, quand on a peu de temps, c’est majeur.
  • L’entrainement devient varié, on découvre de nouveaux exercices, de nouveaux plaisirs ! On travaille ce qu’on doit vraiment travailler.
  • La progression est harmonieuse, elle se fait dans le respect de nos possibilités.
  • Pour la motivation, c’est un gros plus. D’abord il sait trouver les mots pour aider (Hey! c’est dans sa nature de coach) et puis on doit lui rendre des comptes. Impossible d’arriver le vendredi soir avec un piteux « Coach, désolé. Je ne me suis pas entrainé cette semaine. »
  • Pour ceux qui ont besoin de motivation +++ : On le paie ! Faut que ça serve à quelque chose, alors GO !!
  • Le coach en sait plus que nous (c’est pour ça qu’il est coach et pas nous, right ?!). On a donc beaucoup à apprendre de son expérience. C’est un pro à notre service. Non seulement on gagne du temps, mais en plus on évite des erreurs qui peuvent être fatales pour notre saison (exercices inadaptés, on court trop vite, ou trop longtemps, risque de blessures, d’épuisement, etc.)
  • Au-delà de l’entrainement technique, il nous fait découvrir des stratégies et des tactiques pour le jour de la course. Ça, j’ai adoré !
  • Il nous aide à bien gérer la période d’avant la course (quoi faire, quoi manger, ce qu’il ne faut pas faire) et après la course : les pistes pour bien reprendre en respectant son corps.
  • Et puis il y a tout le côté psychologique : c’est une véritable aventure humaine. Parfois on aime qu’il nous dorlote, parfois on aime qu’il nous crie après (rendu au 8e 400m d’une série de 10, moi ça m’aide, genre !). Spécial quand même… On développe une relation bien particulière avec un coach, on est très proche, il en sait beaucoup sur nous. On met nos espoirs entre ses mains.
  • Et quand le doute nous envahit, il comprend, il a les mots justes, il nous rassure, il sait parfaitement ce que nous ressentons et dans quel état nous sommes.

Bref, s’entrainer avec un coach c’est « courir intelligent », et c’est vraiment gagnant. Dans mon cas, ça a été une expérience majeure et je ne suis pas le seul.
Dans KmVert.com, Cyndie avait écrit un bon article sur le sujet.

Je vais donc faire appel aux services d’un coach pour la saison prochaine…
Il semble qu’on ne sera pas trop de deux pour relever le défi d’un «sub 3h»… même si c’est juste moi qui cours. ;)

J’en reparlerai ici, c’est certain …

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  • Salah CHTIOUI

    Oui et non … 

    On peut progresser tout en ayant un bon programme, mais surtout une bonne discipline. 

    Certes un coach peut t’amener les deux… 

    • Merci Salah. C’est vrai qu’on peut progresser tout seul. On en est tous la preuve ! Mais passer un certain cap, (tiens ! cap comme : course à pied!) j’ai trouvé que l’avis du coach était pas mal déterminant… On verra si ça aide l’an prochain !

  • Jessina Mekkelholt

    Ohhh j’aimerais tant moi aussi. Mais le budget étudiant limite les accès aux coachs!

    • J’ai cru voir sur FB que finalement c’était pour Noël ! hahaha! :) On t’a convaincue je crois ! ;)

  • Un coach?
    Mon rêve!
    Mais ça doit pas être donné… pas certaine d’avoir le budget pour ça

    • J’imagine qu’il y a tous les prix… une fois décidée, on peut se renseigner à droite et à gauche. Il existe aussi des groupes qui se font coacher. C’est moins cher.. parfois même gratuit, cf. la Maison de la course!

  • Eric Dandonneau

    C’est sûr qu’un entraîneur et un groupe d’entraînement va permettre au coureur d’atteindre ses objectifs.  l y a une multitude de plan, mais l’entraîneur va avoir le recul afin d’apporter les modifications au besoin.  
     

    • C’est très juste ce que tu dis. Je me souviens qu’avec l’entraineur on adaptait le plan au fur et à mesure des progrès réalisés. Les plans faits d’avance ne peuvent pas s’adapter aux progrès/faiblesses de chaque coureur.

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