Mantras et course à pied

by Cyrille on 20/04/2012

On a tous nos petits trucs pour continuer à avancer… et même parfois pour simplement commencer à avancer! Je me souviens de mon stratagème pour m’encourager à sortir quand l’impulsion n’y était pas au début. Je me disais : « Ok, je ne suis pas sûr d’en avoir le courage, je sors donc courir 10 petites minutes et je décide si je continue ou pas. Au pire, j’aurai couru 20 minutes (avec le retour, ce qui n’est pas mal) et au mieux je serai lancé pour une sortie plus longue. Ça a marché à chaque fois! Je ne suis jamais revenu à la maison après 10 minutes!

Parfois ça ne prend pas grand-chose, il suffit d’échafauder un scénario plus ou moins réaliste pour que le reste suive. Un autre truc personnel plus récent : quand tout va mal et que je suis à deux doigts de m’arrêter, ma stratégie est de me dire que je n’ai pas le droit de m’arrêter sans y avoir d’abord réfléchi (il faut gagner du temps!). Et là, tout en courant, j’essaie de me donner 5 bonnes raisons (pas 2 ou 3 : 5!) qui justifieraient que je m’arrête. En général ça passe… Je n’en trouve jamais cinq, et pendant que l’esprit se concentre, le corps continue à courir!

En course, c’est la même chose. Pour ne pas lâcher, éviter de ralentir ou même accélérer, on se donne des mini-objectifs (je vise la boîte aux lettres, je vais jusqu’au prochain point d’eau, je rattrape le type au short bleu là bas), on visualise (en essayant, par exemple, de ressentir le plaisir du passage de la ligne d’arrivée) ou on s’accroche à un mantra, cette petite phrase magique que l’on se répète mainte et mainte fois et qui permet de poursuivre, même dans les moments difficiles.

Un ami coureur m’a confié que cette année, à Boston, il en avait deux :

  • Il me faut de l’eau ! (j’ai dû le dire 200 fois moi même !!)
  • Whatever happens, keep running (quoi qu’il arrive, continue de courir)

J’ai trouvé ça futé (merci Vincent!). J’ai donc commencé à chercher ces mantras de coureurs à travers le web. En voici quelques-uns, vous pourrez compléter!

  • Souris et respire
  • Chaque pas me rapproche un peu de l’arrivée
  • Pain is weakness leaving your body (la douleur est une faiblesse quittant mon corps, c’est un proverbe des Marines!)
  • Ça va, pourvu que ça dure
  • Jusqu’ici tout va bien, je suis encore debout
  • Allez ! jusqu’au bout !
  • Bonheur et bien-être
  • Don’t give up (n’abandonne pas)
  • Lu sur le site d’un club : « Nous sommes des guerriers, nous n’abandonnons jamais »
  • Ici, maintenant !
  • Ça va forcément redescendre
  • Tu t’accroches, lâches rien !
  • Respire, tout va bien
  • Pour l’instant, tout va bien
  • I will survive ;)
  • You are a runner this is what you do (tu es un coureur, c’est ce que tu fais)
  • Bien sûr que tu peux le faire
  • La douleur est temporaire
  • N’écoute pas, ne regarde pas, cours !
  • Les montagnes sont mes amies

Et puis le mantra de deux champions :

« This is what I came for »
Scott Jurek, alors qu’il battait le record des 24h de course avec 165 miles (265 km), en 2010

« Think strong, be strong, finish strong. » Pas mal!
C’est ce qui était écrit sur la main de Renee Metivier Baillie, lors de son record sur 3000 mètres.

C’est la numéro 9 sur la photo.
Inspirant, non ?! :)

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  • Julie Gauthier

    Merci!!  Je m’en vais courir le demi à Vancouver avec une bursite à la hanche gauche…j’ai besoin de mantra, ça fait du bien à lire! 

    • Mimi

       Ouch, je souffre de la même chose, du même côté que toi ! Bonne chance Julie, je t’envoie tout plein d’ondes positives !

    • Ha! la bursite… Tu vas voir, tu vas sentir la douleur qui quitte ton corps pendant ce demi-là… Un coureur compatit, moi aussi je t’envoie des pensées « endorphinées » :)

  • Mimi

    T’as voulu manger des tartines tout le week-end, ben COURS maintenant…

  • Mimi

    Un autre (en chantant tout haut, oui oui) : I’m sexy and I know it !  :)

    • Garde ton souffle Mimi !!

  • Juliegagnern

    Merci Cyrille, c’est la partie la plus difficile de mon entrainement, je trouve ma motivation tres basse.. Je dois trouver la petite voix qui va me permettre de voir plus loin, de continuer, il y aura de nombreuses longues sorties tout a fait inconnues pour moi et je ne peux pas permettre a mon mental de me lacher….
    Ju :)

    • Tu vas pas lâcher super-Juju !! Un autre truc qu’on m’avait donné pour les sorties longues. Tu passes ton corps en revue pendant que tu cours, comme si tu avais une caméra embarquée. Tu commences par le bas, les orteils, la cheville, les muscles des mollets qui travaillent bien, le genou droit, puis le gauche, etc… écoute ton corps et rend toi compte à quel point il fonctionne bien !
      Ça passe le temps, tu focalises sur ce qui va bien et les kilomètres défilent ! Je ne sais pas si ça peut t’aider… j’espère. Bon long run!

  • Clo

     »La douleur est réelle mais la souffrance est optionnelle »… Cette phrase est devenue comme un mantra et elle m’encourage à aller de l’avant…………………….Clo

    • Je méditerai ça lors de ma prochaine course, c’est sûr.
      Merci Claudette! :)

  • Mimi

    Aussi, quand ma course est difficile et que mon esprit s’emballe, je me concentre sur autre chose et je compte les voitures d’une certaine couleur. Voitures rouges: 37, 38, ah est-ce quelle est rouge elle ? non…38 alors, ah, mais j’étais rendue où déjà ???…ça passe le temps :)

  • les feux mollets

    J’aimerais que tu me donnes tes bonnes raisons de ne pas arrêter: ça me ferait gagner du temps et  je pourrais arrêter plus vite de courir.  Merci! ;)

    • Si tu m’attrapes je te le dis! ;)

  • sophie

    Moi qui pensais que j’étais la seule à aimer autant courir mais à devoir me «fouetter» parfois pour continuer. Ça normalise les choses!

    • On doit être quelques-uns dans la même situation. :) Bon long run cette fin de semaine!

  • mimize

    mon mantra piagé : cours forrest, cours forrest !
    ton truc du mini -objectif, je le suis aussi quand j’en ai ras la casquette : le prochain arbre, la poubelle verte, ou je compte mes pas aussi ! je vois qu’on est tous raide dingue. Hier soir, je me gare sur le parking du plan d’eau où j’ai l’habitude d’aller fractionner ; un temps épouvantable, pluie, vent, grêle, giboulée, personne autour du plan d’eau, bref….le seule folle dingue autour du plan d’eau à courir, c’était moi ! un copain m’a dit : les blouses blanches te cherchent partout !  mais bon ,j’ai uen excuse, je prépare mon premier marathon et je suis scrupuleusement mon plan d’entrainement !

    • :) Ça m’a bien fait rire ton commentaire! Je connais bien ça, les petits camions blancs moi aussi !! On à l’air vraiment fou parfois. Je me souviens d’une longue sortie cet hiver à -22 degrés avec du vent de face. Comment expliquer aux autres que ça nous rend heureux ?! C’est pourtant vrai. C’est le fun de fractionner dans la pluie, le vent le grêle, non ? Ça rend l’exercice moins monotone je trouve! hahaha! 
      Bonne préparation.. Coller à son plan d’entraînement est sans doute une des clefs de ta réussite prochaine… Quelle date et où ton premier marathon ? 

  • Isabelledumais

    “This is what I came for”
    J’aime!

  • Laurent Lemaire

    et oui il faut se motivé soi même mois mon petit truc pour finir en cours quand cela ne se passe pas bien je me parle je m’encourage je me dit aller sa va passer tu soufre mes les autre aussi souffre tu va y arriver je me parle comme un caotche qui encouragerai son poulain  et cela marche pour mois   tout est bon pour continuer le truk c’est que cela je le fait a voix haute sans me rendre compte une petite anecdote ( une fois sur un crosse aus régionaux un  collègue de club étais devant mois javais du mal a tenir le ritme alors a voix haute je me répéter en boucle tien bon  laurent tien bon tu va y arriver  jais commencer a parler vers le 5 em kilo et mon collègue devant mois lui avais aussi du mal il voulé arrêter la cours mes le faite de m’ entendre tous le long des dernier kilo sa la motiver et a retrouver une énergie au point qu’il a pu accélérer et a fini 3 éme   a  mon arriver il ma remercier aux moins 10 fois  je ne comprenez pas pourquoi mes une fois remis de nos effort il ma expliquer qu’il m’avais entendu tous le long des  dernier kilo et l’avais fait tenir bon depuis aux club on me surnomme  le coureur parlant il me demande toujours de rester derrière eux en ka ou ils aurés un coup de fatigue  petit humour entre nous alors si cela peut vous édé dans les moment difficile n’eyer pas honte et faite se que vous santer le mieux  pour vous motivé il ne faut pas s’inqiuéte même les plus grand on leur petit astuce pour se motivé 

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